Le vélo: une alternative écologique au transport automobile

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Hors du vélo, point de salut

Clément Lequintrec

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Alternative écologique au transport automobile, se déplacer en vélo, notamment pour aller au travail, ne se laisse apprécier qu’après un certain temps à avoir dressé sa monture.

À ceux qui décideraient bientôt de tenter l’aventure vers le travail avec leur deux-roues, sachez que les premiers trajets sont des expériences très différentes de celles que l’on vit après une certaine habitude et un entraînement. Le trajet peut être aisé pour ceux qui pratiquent le sport de façon régulière mais ceux-là n’ont plus tant besoin d’être convaincus des bienfaits individuels du transport actif. Pour les autres, comme moi, qui mettent plus de cinq minutes à se souvenir de leur dernier entraînement au gym, les premiers trajets peuvent être pénibles. Aux routes remplies à l’heure de pointe par des automobilistes menaçants se combine l’effort matinal inattendu pour notre corps, habitué au plaisir coupable du transport passif.

Il faut un certain temps, quelques jours, quelques semaines mêmes, pour que les bienfaits individuels du transport actif se fassent sentir, pour finalement faire du vélo un choix agréable.

Aux routes congestionnées des premiers matins, on a su trouver des alternatives parmi les rues avoisinantes plus résidentielles, plus tranquilles, plus vertes et plus sécuritaires. D’une cohabitation parfois brusque avec les automobilistes, on est passé à une ballade quotidienne dans les environs tranquilles de son quartier, l’occasion de mieux connaître sa ville, tout en évitant la foule fumante des automobilistes et sans pour autant rallonger son trajet. Après la corvée du premier jour, les trajets deviennent un moment de réveil pour le corps et assurent de commencer sa journée les yeux grands ouverts.

Quant à l’entraînement physique, il est vite payant et représente selon moi la seule façon honnête et réaliste de souscrire aux recommandations des grandes agences de santé publique. Ces fameuses 30 minutes d’activité physique quotidienne recommandées, vous imaginez les trouver ailleurs que sur un vélo? Pour les non sportifs pragmatiques et qui s’assument, hors du vélo, point de salut.

2 commentaires sur Hors du vélo, point de salut

  1. Julie Guicheteau :

    Je suis une cycliste utilitaire 8 mois sur 12 depuis maintenant 7 ans, et je le fais par plaisir. Que c’est agréable de découvrir les petites rues des différents quartiers traversés, de prendre l’air et, pour plusieurs de mes trajets, d’arriver à destination beaucoup plus rapidement qu’en transport en commun! J’adore même rouler sous la pluie battante depuis que je me suis procuré un imperméable, des pantalons d’imperméable et des bottes de pluie (mon vélo est équipé de garde-boues). Et l’hiver je ramollie et je m’ennuie de mon vélo!
    Bref, je recommande à tous d’essayer le vélo utilitaire pour leurs trajets de moins de 10 km. Un truc : commencer par l’essayer lors des beaux jours d’été ou d’automne pas trop chauds. Et prenez le temps de planifier votre trajet, par exemple en consultant Google Maps, où vous pourrez trouver les petites rues et les pistes cyclables.

  2. Emilie Voyer Emilie Voyer :

    Tout à fait d’accord, d’ailleurs ce fut pour moi un casse-tête lorsque j’ai changé de travail, mon trajet qui était de 14 km / jour s’est réduit à 5km / jour.
    Pour palier à ce manque soudain d’entrainement quotidien, piscine, tennis, marche et autre qui s’insère dans l’horaire beaucoup moins facilement que le déplacement! Casse-tête !!
    Conseil: habiter un peu loin de son travail!!

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